
Les bienfaits du Jeûne Alimentaire de 3 jours
Publié le 04-09-2015
CONFIDENCES ET TEMOIGNAGE
Avec vous, je souhaite partager mon experience du JEUNE ALIMENTAIRE DE 3 JOURS.
Comment en ai-je eu l’idée et l’envie ? Et quelles en sont mes impressions ?
En grande PNList que je suis, je n’ai pas pu m’empêcher de faire une sorte de “bilan” à mon retour de vacances. Tout comme je parle “résolutions” au 1er Janvier de chaque année, je pense “objectifs” à l’approche de chaque mois de Septembre.
Pour cette rentrée, mes envies et mes objectifs sont plutôt tournés vers la découverte : l’envie de tester de nouvelles experiences, de voyager et de m’ouvrir toujours plus aux gens et aux differences. Avec un tel état d’esprit, je n'ai pas pu passer à côté de la nouvelle tendance : le Jeûne thérapeutique. Peut être en avez-vous entendu parler ?
Dans un premier temps, je me suis documentée. On trouve un tas d’articles très intéressants à ce sujet démontrant le grand nombre de bienfaits issus de cette pratique. (vous pourrez les découvrir en cliquant sur les liens en bas de page et ainsi vous faire votre propre avis).
Curieuse, j’ai commencé à l’envisager et surtout à m’encourager.
Me voici donc un lundi soir en présence d’un couple d’amis et de mon compagnon m'avançant haut et fort : “C’est decidé, demain je commence un jeûne alimentaire !” Surpris, silence, ils me regardent puis valident. Mince ils m’ont entendus… difficile de faire marche arrière à présent.
J’exécute néanmoins un bref calcul dans mon esprit pour verifier mon emploi du temps des prochains jours et l’idée se confirme puisque le timing semble, lui aussi parfait. Des journées et des soirées assez calmes et une belle recompense en fin de semaine: le mariage de ma très bonne amie ! Je suis ravie.
Parmi les nombreux bienfaits, on y retient globalement une sensation de bien-être et un organisme corporel renouvelé en pleine forme. Une baisse des problèmes articulaires et des maladies "extérieures".
Je connais moi-même des problèmes de dos et de rhumatismes inflammatoires, l’idée de corréler ces douleurs chroniques à mon alimentation attise ma curiosité. En quoi et comment mon alimentation contribue t-elle à ces problèmes fonctionnels ? Verrais-je réellement un changement positif ?
C’est dans ce contexte que je débute mon jeûne alimentaire dès le mardi matin au levé. Je me suis fixée une durée de 3 jours sans manger quoique ce soit. Je prépare des boissons à base d’eau citronée et de Thé vert et me voilà en route pour ma journée de travail au bureau.
PREMIERE JOURNEE/ MARDI :
- Sur le plan mental, l’expérience fût moyennement difficile en termes de tentations. J’ai ressenti des pics de sensation de faim largement contrôlables aux alentours de 13h, 17h et 20h. (j’ai néanmoins quitté la pièce lorsque mon compagnon était sur le point de déguster son délicieux dîner. inutile de s’en infliger davantage). Peu après l’heure du dîner et en relisant mes différents articles, j’ai repensé à mon envie initiale et je me suis donc recentrée sur mon objectif. Lorsque nous donnons du sens à nos actes, ils deviennent beaucoup plus spontanés et plus fluides. Je suis donc re-motivée et démontre à nouveau, une grande volonté même en présence de nourritures.
- Sur le plan physique, je ne me sens ni fatiguée ni irritée. Je me sens plutôt bien. Mon corps est léger et souple, mon énergie est intacte, mon humeur également. Mes urines sont très claires. Dernière étape avant d’aller se coucher : la balance. Même si la perte de poids n’est absolument pas la raison qui a motivé ma demarche, je ne peux cacher ma satisfaction à la vue de l’annonce: - 1 kilo et 300 grammes ! En tant qu’épicurienne ayant pour valeur importante “le plaisir”, il s’agit là d’une joie inespérée au retour de mes vacances en Espagne essentiellement rythmée par la venue de tapas et de sangria. Enfin, il est temps de se mettre au lit, d’éteindre les lumières et d’écouter son corps: mon estomac exprime le “vide”, il me “brûle”. Sensation nettement moins agréable, il faut que je m’endorme et que je reste motivée pour ma deuxième journée.
Bilan nocturne : j'ai très bien dormi, d'un sommeil profond. Le réveil est bon, je ne ressens pas de douleur articulaire ni de courbature corporelle.
DEUXIEME JOURNEE/ MERCREDI:
- Sur le plan mental, ma motivation est grandissante. Je ne peux pas reculer maintenant : “le plus dur est presque passé”, me suis-je dis dans la matinée. En réalité, le plus dur arrive… l’envie de manger se confirme dans l’après-midi et la tentation est forte. Je résiste et j’alterne entre “pics de fortes envies” et “sérénité”. Heureusement, ma journée est bien remplie et organisée. Mon esprit s’attarde à des activités professionnelles ainsi qu’à des moments en petit comité, sortis de tout contexte hôtelier. Le soir, je prépare un énorme Mug de Thé vert et je reste concentrée. J’ai très faim … ah et j'oubliais : impossible de regarder la télé... on y voit que des gens entrain de manger ou des publicités mal attentionnées. Je ferme les yeux et je visualise des spaghettis... un de mes plats préféré ! Ok j'ai compris, le plus dur, c'est maintenant ..Au secour !
- Sur le plan physique, la fanfare à l’intérieur de mon estomac es en petard. Entre gargouillements et brûlures, difficile de ne pas me rappeler à quel point il est vide. Ma bouche est séche. En fin de journée, je ressens le besoin de ralentir le rythme et de me reposer. Cela dit, je me sens en forme et légère. De son côté, la balance annonce encore 1 kilo en moins, soit presque 2 kilos de perdus en deux jours.
Bilan nocturne : mon sommeil fût particulièrement agité entre transpiration et difficulté à trouver une position confortable. Je ne ressens aucune douleur précise mais simplement un mal être. Je comprends que mon corps est en transition et qu'il passe donc par la phase d'adaptation, celle qui va lui permettre de renouveler le système et de créer un moyen de défense remettant les "compteurs à zéro".
Le réveil est toutefois agréable, aucune douleur articulaire ou autre douleur. Je ne me sens pas fatiguée et ma concentration est à son maximum. Je suis en forme.
Troisième et dernière journée/ JEUDI :
- Sur le plan mental, l’expérience est plus facile aujourd'hui. En effet, me voilà presque au bout de mon "projet". Le réflexe de vouloir manger ou de chercher à "engloutir" simplement par mécanisme ou par habitude n'est plus présent. Mon rapport à la nourriture semble avoir changé, je connais désormais la vraie "faim" et ce, sur une durée plus longue. Je suis attentive aux effets ressentis sur mon corps et je ressens une grande satisfaction à l'idée d'avoir conservé ma volonté.
- Sur le plan physique, c'est dur. Durant la matinée, une nouvelle sensation fait son apparition : les nausées ! Un vide intense à l'intérieur de moi qui me donne l'impression qu'un méchant petit lutin est entrain de me "ronger". Finalement, moi je ne mange plus mais c'est mon corps tout entier qui se fait dévorer, étrange...En revanche, je dispose de toute ma concentration pour travailler, je ne suis toujours pas fatiguée et mon énergie est bonne et régulière. Mes urines sont parfaitement transparentes. Mon ventre est plat en échange d'une sensation de ballonement quasi permanente durant toutes mes vacances. Contrairement aux deux premiers jours, l'absence de nourriture se ressent corporellement, mon oesophage est sec et aussi bizarre que cela puisse paraître, j'ai moins envie de manger. Je suis comme "vidée". La bonne nouvelle, c'est que le corps est entrain de régénérer l'ensemble du système immunitaire. Il ne se contente pas de fabriquer de nouveaux globules blancs. Au cours du jeûne, il se débarrasse aussi des cellules endommagées ou trop vieilles. Je comprends donc que je suis dans cette phase. Je tiens bon.
J'arrive désormais à la fin de l'expérience : je vais pouvoir re manger.
Remarques : L'expérience m'a convaincue des bienfaits du jeûne alimentaire. Je valide l'idée de faire un break alimentaire régulièrement en respectant les conditions, notamment suite à des périodes induisant des excès (fêtes de fin d'année, vacances etc). Pour que le jeûne soit vraiment efficace, il faudrait le faire sur des périodes plus longues. Pour ma part, je me sens en phase avec l'idée des trois jours. J'ai la sensation de m'être purgée et de repartir sur de bonnes bases.
Je me pose également la question d'un régime alimentaire sans gluten. L'emprise de la nourriture trop grasse et trop sucrée sur ma santé me donne envie de répondre plus positivement à ma valeur "bien-être". Cela est forcément lié à mon état d'esprit du moment, c'est quelque chose que l'on doit ressentir à l'intérieur de soi. J'ai également remarqué que lorsque j'avais des pics de grande faim, je visualisais essentiellement des aliments de nature salée. Ce n'est pas de croissants, de chocolat ou de patisseries dont je rêvais mais plutôt de plats salés consistants. Le sucre, du moins, le sucre raffiné ne semble pas avoir sa place dans notre alimentation. Il relève plus d'une dépendance liée à l'affectif qu'à un réel besoin. Anniversaire = Gateau.
En revanche, nous avons bel et bien besoin de protéines, de féculents, de glucides... D'autre part, parmis les aliments ou les plats salés visualisés, les féculents étaient les plus désirés : le pain, les pâtes etc. C'est donc quelque chose que mon corps réclame et dont je ne pourrais pas me passer. Les féculents sans gluten pourraient donc être une bonne alternative pour mêler plaisir et bien-être. Pour relever de manière cohérente mon challenge, je vais commencer par re manger des soupes et des aliments équilibrés. Me récompenser en mangeant de trop grandes quantités de nourriture serait une erreur. Mon corps doit se ré habituer en douceur et éviter de reprendre 6 kilos, soit le double de ce que j'ai désormais perdu.
J'espère vous avoir un peu informé et pourquoi pas motivé à l'idée de vous lancer, vous aussi, dans le défi du jeûne. Auquel cas, n'hésitez pas à partager vos expériences. N'oubliez pas de bien boire, vérifier que votre emploi du temps soit adéquat et faites le pour les bonnes raisons :)
- http://slate.fr/story/100539/jeuner-trois-jours-système-immunitaire
- http://madame.lefigaro.fr/bien-etre/les-bienfaits-du-jeune-200415-96232


